mardi 31 janvier 2012

Docteur Houdret et Karl Lagerfeld, Capital, février 2012





MON POINT SUR LA MÉDECINE ESTHÉTIQUE 2012

Il y a de nombreuses années j’ai exercé la médecine générale avec accouchements à la campagne, puis je suis devenu homéopathe, acuponcteur, phytothérapeute, nutritionniste et cela m’a emmené dans les années 80 vers la médecine anti-âge et esthétique. Depuis quelques temps cette « spécialité », devenue à la mode, a suscité bien des envies et des méthodes parfois discutables présentées comme « excellentes ». Toutefois ce qui est bon pour l’un ne l’est pas forcement pour l’autre et c’est au praticien de guider le patient vers la meilleure solution adaptée à son cas, encore faut-il avoir l’expérience et le recul nécessaires. C’est pourquoi il me semble utile de faire le point sur mes techniques de médecine anti-âge et esthétique au 1er janvier 2012.

Tout d’abord, il faut constater que, fort heureusement, la raison est en train de prendre le pas sur l’agression et que de plus en plus les femmes abandonnent l’idée du lifting chirurgical pour se tourner vers des soins médicaux soit par les différents acides hyaluroniques, soit par leur propre plasma. Un visage normalement plein avec des pommettes hautes n’a pas tendance à s’affaisser et n’a donc pas besoin de lifting précoce. Le tout est de prévenir suffisamment tôt un effondrement total des traits du visage qui nécessiterait obligatoirement une intervention chirurgicale plus ou moins lourde et plus ou moins risquée. Seuls les médecins esthétiques qui ne sont pas des chirurgiens, ont l’antériorité, l’expérience et un abord médical et global qui leur permettent de conseiller réellement et utilement les patients en même temps sur le type de soins, l’alimentation, l’hygiène de vie etc… qui conviennent à chacun.

En un mot, la chirurgie esthétique doit être réservée aux catastrophes, aux effondrements liés à l’âge et aux interventions de reconstruction post-traumatiques.
La médecine esthétique, elle, est destinée à tous ceux et celles qui désirent être et rester « frais » le plus longtemps possible.

Voici donc mon point de vue sur les possibilités actuelles en médecine esthétique.

*  Toutes les photos sont réellement prises au cabinet du Dr Houdret sauf le nez, les cheveux et les intercalaires
* Les tarifs indiqués ne sont pas contractuels et ils peuvent varier en fonction de l’importance et des difficultés particulières de chaque patient. 

LE VISAGE

LE FRONT


Question : que faire pour les rides horizontales et les rides verticales encadrant le nez ? (rides du lion) lorsqu’elles sont marquées ?

Réponse : La toxine botulique (Botox, Vstabel etc…) injectée directement dans les petits muscles responsables des rides entraine leur décontraction et donc la quasi-disparition des rides moyennes et légères. Lorsque les rides sont très profondes, il convient en plus de les infiltrer avec un acide hyaluronique (Juvéderm®, Teosyal®, Rofilan®, Restylane® …).
Le résultat de la toxine botulique apparaît au bout de 48 heures environ et dure entre 4 et 6 mois. En cas d’injection combinée à l’acide hyaluronique le résultat peut durer un peu plus longtemps.
L’injection se fait à l’aide de mini-aiguille ou de canules souple à embout mousse et s’accompagne d’application glacée ce qui évite douleurs et bleus.

Rien n’empêche la patiente de se maquiller et de vivre sa vie le jour même.

Combien ça coûte ? 300 euros le flacon de toxine botulique et, si c’est nécessaire, 300 euros la seringue d’acide hyaluronique. 


LES YEUX


Question : Que faire pour les pattes d’oie ?

Réponse : Une injection de toxine botulique dans la région concernée aura pour effet de détendre la partie du muscle orbiculaire de l’œil cause de la patte d’oie. Le rythme des injections est le même que pour le front. Ici aussi lorsque les rides sont profondément marquées il est recommandé d’associer une injection d’acide hyaluronique à la toxine botulique.

Combien ça coûte ? 200 euros l’injection de la toxine botulique et, si c’est nécessaire, 200 euros de plus pour l’acide hyaluronique.


Question : Que faire pour les cernes en creux et les rides sous la paupière inférieure ?

Réponse : Pour moi, la seule vraie solution qui évite la chirurgie ou les peelings de la paupière (qui ne sont pas sans danger) ainsi que l’usage des lasers chers et de résultats inconstants est l’injection d’extraits plaquettaires autologues (PRP).
Cette technique que je pratique depuis plusieurs années, consiste à centrifuger au cabinet un peu de sang prélevé sur le patient pour séparer le plasma riche en plaquettes (PRP) du culot globulaire. Ce plasma est injecté à l’aide de micro-aiguille ou micro-canule dans la zone creuse et les rides de la paupière. Les résultats sont infiniment meilleurs que ceux obtenus avec l’acide hyaluronique et les autres méthodes. Il est souvent inutile de refaire une injection avant 18 mois car le plasma injecté contient des cellules souches capables de reconstruire du tissu.
Cette technique est directement dérivée d’une technique reconstructive utilisée dans les hôpitaux chez les brulés et elle connue aux Etats-Unis sous le nom ridicule de Vampire Lift (Lifting du Vampire). 

Combien ça coûte ? environ 800 euros suivant l’importance du traitement. 

LE NEZ


Question :   L’arête de mon nez présente une légère déviation.
                   Le bout de mon nez est tombant.
                   Que faire ?

Réponse : Toutes les disgrâces esthétiques du nez ne sont pas automatiquement justifiables d’une intervention chirurgicale (rhinoplastie). Certes, cette intervention est utile lorsque la fonction respiratoire et la perméabilité nasale sont diminuées. Dans le cas contraire qui est le plus fréquent en esthétique, le problème peut être réglé en quelques minutes par une injection d’acide hyaluronique très concentré (Voluma®, Teosyal®…). Cette correction a l’avantage de pouvoir être faite en plusieurs fois si c’est nécessaire, d’être quasiment indolore grâce à l’anesthésie locale et de ne nécessiter aucune éviction sociale. De plus, le prix de ce soin est infiniment moins élevé que celui d’une intervention chirurgicale.

Combien ça coûte ?  à partir de 500 euros, le prix varie suivant l’importance du traitement. 


LES CHEVEUX


Question : J’ai beaucoup perdu et je perds encore mes cheveux. Mon front se dégarnie et j’ai une tonsure. Que faire ?

Réponse : La réponse habituelle est « faites-vous faire une greffe de cheveux ». C’est un acte chirurgical qui implique le prélèvement d’une bande de cuir chevelu au niveau de la nuque et le « repiquage » cheveu par cheveu dans les zones dégarnies.
Le PRP est une alternative non chirurgicale qui permet en faisant des petites et multiples injections de plasma (voir technique ci-contre dans réponse pour les cernes et creux) de stimuler efficacement la repousse naturelle des cheveux.

Combien ça coûte ?  environ 800 euros la séance. Prévoir 2 ou 3 séances à 6 mois d’intervalle.